Samedi 1 décembre 2007
bienvenue dans mon univers......photos...poésie....et
souvenirs........
Le Bonheur Le soleil brille est mon coeur brille pour toi. La pluie tombe mon coeur est triste. Si je devrai mourir demain,je t'aimerais. Aussi près que lointain, tu éclaires mes nuits, et tamise mes jours. Je mhabille avec une robe velouté de bonheur, Un chapeau de joie,une veste de tendresse, est le tout envellopée d'amour. Pour moi tu es un cadeau du ciel, L'ange du bonheur est d'amour. Tu es décendu pour donné du bonheur et de la joie sur cette terre triste , Car il y en a besoin de bonheur est de la joie, Les gens sont tellement triste est méchants sur la terre, Il faut donné un coup de feu pour réchauffer les gens. La planête est tellement belle avec tout c'est trèsors. Les humains la détruise de plus en plus avec leurs violences, Qui s'instales parmis eux. Alors donne un coup de baguette magique pour retrouvé cette belle planête, Que tout les gens sont égeaux, Qui n'y a plus de souffrances. Entre nous tu dois le resentir surement en haut, Qu'il y a beaucoup de personnes qui meurt injustement. La berge de ton coeur soit perché sur le mirador de la joie.
Je suis parti en bateau ver l'orizon , pour m'éloigné de tout les problèmes , soudain j'ai vu une ombre aparaitre , cette ombre , elle me disais des mots mervéilleux . Je nais jamais resenti ça depuis trés lontemps . Moi je vie dans mon monde secret . Elle tourne au tour de moi elle reste toujours auprés de moi nuit & jours . La comlonbe est l'angage de l'amour , le scopion est l'angage de la mort , nous on a de l'amour , de la joie , de la tristèse . Moi je veu ton coeur ta douceur , ta générosité , comme moi je te donnerais tout de moi . Tu es comme le coeur du centre de la rose . Un jour sans t'avoir cet très dure pour moi . J'ai coute de la musique comme ça je pense à toi a traver la musique , comme ça je me sens mieu . Ta voix me fait du bien , est sans toi je suis perdu je déprime . J me renferme dans mon monde secret . Tu ces je rigole beaucoups avec toi car tu me fait redécouvrir la joie , le bonheur de la vie , parce que avant j'était toujours triste sur tout le soir car je penser aux personnes qui sont morts est ces très dure pour moi de vivre comme celà . Avec toi cet le grand bonheur . Je sorter tout les soir pour ne pas dormir parceque j'avais peur de fermer les yeux st de les voirs dans mes rêves . Grace à toi je ne souffre plus comme avant merci du fond du coeur . Cet la première fois de ma vie que je suis heureuse est que je vie sans peur . Tu vois je souffre encore car je pense tout le temps as toutes les personnes qui mon était très chères & qui restera toujours graver dans mon coeur à jamais .
A quoi ça sert d'aimer, Quand il n'y a personne au bout, Qu'est- ce que c'est l'amour, Quand on a peur d'aimer. Vers qui peut-on se retourner, Quand il n'y a plus autour de vous, Qu'un vide immence creusé par un horible doute, Que vous ne parvenez pas à chasser! Tous mes amis sont partis. Il ne reste avec moi, Que souvenirs et émois. Qu'elle est grise la vie, sans amis! Pourais - je encore aimer quelqu'un, Comme je l'ai fait dans le passé! Vraiment, je n'en sais rien. Peut-être me faudras t'il des années! La trahison est un véritable poison, Qui vous abat en quelques secondes. Mais il faut bien des saisons , pour revenir au monde.
Je Suis Perdu Heureusement que tu es là parce que dans ce monde je serais perdu . Tu me donnes de la joie , de la sècuritè , et pliens d'autres choses . J'ai peur que un matin je me rêveilles et que tu m'oublies ou que j'ai fait un très grand et long rêve , et que je me rêveille et que tu n'existes pas , ou que je te voi t'éloigné tout doucement et que tu ne me voies pas . Un jour viendra qu'on sera ensemble et sa sera super sa sera le plus beau jour de ma vie être cerrer dans tes bras . L'amour qu'on partage ensembles je ne l'es jamais ressentir comme celà avant . Je t'envois une pluie de bisous parce que je t'aime énormement. J'ai besoin de toi dans ce monde cruèl . Notres mèmoires se met à rêver . Je te donnes la clée de tout mes secrets , tout mes secrets tu les connais car je te le dit tout le temps . Le matin à pène rêveillée mon coeur bat très vite car je ne peu pas te parler le matin ou la journé . Merci de m'aimer pour ma beauté interieur , parce que il y a beaucoups de garçons aime la beauté exterieure . Tu sais y a une chose dans ma vie que je voudrais bien cet le bonheur le vrai enfin . Je suis sur que je l'ais trouvé avec toi parce que tu es tellement gentil doux avec moi que je n'arrives pas à rèaliser que un homme m'aime pour moi même et ma beauté interieur . Moi je me suis attaché à toi car tu as le plus grand trèsor du monde c'est ta gentillèse ta douceur , ta génèrosité , ton rire , et pliens d'autres choses dans toi . J'aime énormement ton visage car il dégage une émotion d'un femme extrodinaire . Je suis fière d'être avec une femme comme toi et de resté toute la vie avec toi . Je te en richirèes de bonheur d'amour ...
Je part pour un voyage innoubliable. Je rentre dans ton corps , pour aller cherhcer ton âme. Je travers un véritable univer. Ta beauté interrieur & tellement belle. Tes veines sont de couleur bleu, comme le ciel & rouge comme la couleur de l'amour. Ton âme qui & extrordinaire , ton sang & tellement pure. Je peux traversé ton corps sans me faire mal & me faire prendre. Ton coeur & très beau que j'ai l'imprèssion de voir un soleil brillé. Je suis triste de resortir de ton corps car je me sans bien dedans. Je voudrai resté toute ma vie dans ton corps sans jamais sortir , alors ne pleure jamais sinon je sortirais dans tes larmes, & mon coeur sera brisé. En traversant ton corps je reçoi des gouttes de la couleur rouge, la couleur du sang, & surtout la couleur de l'amour. Fait sortir toutes cette joie , cette douceur ,cette tendresse , cet amour. Ce bonheur si purifié qui & enfouie dans toi. corinne
• LA SOLITUDE… C’est très difficile, trop difficile peut être… Cette sensation d’avoir un vide énorme, les entrailles à nu, la gorge écrasée, serrée, livrées aux mains de l’angoisse et, pour un rien, sentir ce flot de larmes retenus, qui ne demande qu’à s’enfuir hors de ce corps tiraillé de toute part et, que l’on retient tout de même tel un joyau, comme pour garder un peu de ce qui nous manque déjà… Par crainte de la solitude, de se retrouver avec cet horrible vide comme unique compagne… Puis, c’est le jour qui vous plaque, la nuit qui vous nargue en vous balançant le tic tac de l’horloge en plein visage pour vous rappeler que le temps passe, le chien qui aboie pour vous empêcher de fermer l’œil et d’oublier, les étoiles qui n’en finissent pas d’éclairer votre solitude et ce vide, fidèle et sincère qui, tel le plus attentionné des amants, vous enlace, vous entoure et vous serre, toujours un peu plus chaque jour, afin de ne pas oublier à quel point il vous est fidèle… Et pourtant, les saisons se suivent, le vent balaye les nuages, la pluie efface les dessins d’enfants sur les trottoirs, et la marée, les « je t’aime » sur le sable et vous… vous êtes toujours là, plantée comme un piquet au milieu d’un champ où il n’y a rien, bafouée par le vent, ignorée par le soleil, et trempée jusqu’aux os par votre propre flot de larmes, et le tonnerre qui gronde afin de ne laisser personne s’approcher… Personne, excepté ce vent de solitude que vous entendez siffler au détour des ruelles, longeant les sentiers, entre les maisons, tel un serpent guettant sa proie… Si le silence est d’or, pourquoi cette impression de vide, de demi teintes et de trésor échoué… Pourquoi ce vide alors qu’on est empli de quelque chose de si profond qu’il en devient impalpable ? Pourquoi ce regard tellement figé qu’il en devient impénétrable ? Et puis, tourner en rond, avec la tête penchée en guise de point d’interrogation… Tourner en balayant, brassant l’air de ses mains comme pour palper cet impalpable, hurler pour faire éclater cette bulle de l’oubli et ne rien recevoir en retour, casser ses ongles contre cette prison de verre… inerte et froide… Et puis sombrer dans l’indifférence la plus totale… Pendant des jours, voir des années… Et puis, on ne sait trop par quel hasard, un rayon de soleil pénètre la bulle, une fleur pousse là où on ne l’attendait pas ou plus, et la chaleur pénètre notre terre inconnue…
L'histoire du Maroc peut être caractérisée par deux traits apparemment contradictoires. D'un côté, nombre d'auteurs insistent sur son "insularité" géographique - doublée d'une histoire originale due à la persistance à travers plusieurs millénaires de la culture et de la langue berbères - et sur la continuité d'une monarchie qui remonte au VIIIe siècle. D'un autre côté, le Maroc apparaît comme le point de rencontre des mondes africain, oriental et européen. Véritable creuset de civilisations, il a réagi avec son caractère à la formation des empires phénicien et romain. Il s'est islamisé dès le VIIIe siècle puis s'est peu à peu arabisé. Au XIXe siècle et au début du XXe siècle, il a été l'objet des visées de l'impérialisme européen, avant de recouvrer sa totale indépendance en 1956. Le Maroc antique Les traditions rapportées par les auteurs antiques font remonter au XIIe siècle avant notre ère la colonisation phénicienne, même si les témoignages archéologiques ne donnent des datations assurées qu'à partir du VIIe siècle av. J.-C. Les Phéniciens fondèrent des comptoirs sur les côtes de la mer Méditerranée et de l'océan Atlantique. Les principales cités phéniciennes étaient Lixus (Larache), Mogador (Essaouira) et Sala (près de Rabat). Les Carthaginois s'y installèrent à leur tour, au VIe siècle av. J.-C. Le célèbre récit connu sous le nom de Périple d'Hannon relate l'expédition maritime menée par Carthage entre 475 et 450 av. J.-C., entreprise qui aurait atteint le golfe de Guinée. La synthèse réussie de l'antique civilisation berbère et de la civilisation phénicienne donna naissance à la civilisation mauritanienne, ou néopunique. Un important royaume berbère se constitua dans l'ouest du Maghreb, qui vit un essor notable des villes. Sala, en particulier, connut des moments de splendeur sous les règnes de Juba II et de Ptolémée, son fils et successeur. En contact avec Rome mais non sous sa domination, le royaume perdit son indépendance lorsque Caligula, en 40 apr. J.-C., pour s'emparer de ses richesses, fit assassiner Ptolémée à Rome. Après une guerre très dure, la région devint une province de l'Empire romain, la Maurétanie Tingitane, du nom de sa capitale, Tingis (qui deviendra Tanger), mais seul le Nord de l'actuel territoire marocain fut soumis. La prospérité de cette province reposait sur l'exploitation des ressources naturelles (produits de la mer, huile d'olive), le développement du commerce et la construction de villes, dont la plus célèbre, Volubilis, a livré des bronzes, des décors sculptés, des mosaïques et des peintures. En 285, pour des raisons encore mal définies, l'administration romaine abandonna la majeure partie du territoire annexé. L'influence de Rome ne modifia pas profondément le caractère de la population, bien qu'on en trouve un certain nombre de marques, comme l'usage dans les campagnes du calendrier julien pour les travaux agricoles. En revanche, la christianisation, assez nette dans les villes aux IIIe et IVe siècles, ne laissera aucune trace durable. La présence romaine se maintint seulement dans la région de Tanger jusqu'à l'arrivée des Vandales, en 429. Après la chute de Rome, l'Empire byzantin tenta en vain de contrôler durablement la Maurétanie. L'islamisation L'événement qui marqua jusqu'à nos jours l'histoire du Maroc se situe au VIIe siècle: la conquête arabe et l'islamisation. L'entrée des musulmans au Maghreb fut pourtant beaucoup plus lente et difficile qu'ailleurs en raison de la vive résistance des populations berbères. Mais la conversion massive de ces derniers à l'islam est un fait (ce seront d'ailleurs des troupes de Berbères convertis qui franchiront le détroit de Gibraltar pour pénétrer en Espagne). Il ne s'écoula pourtant que trente ans entre la première invasion arabe, dirigée par Oqba ibn Nafaa, qui parvint au Maghreb extrême en 681, et la conquête de l'Espagne, en 711, par Tariq ibn Ziyad, Berbère converti à l'islam. Les Idrisides: première dynastie marocaine Du VIIIe au XVIIIe siècle, plusieurs grandes dynasties se succédèrent. Tandis que se consolidait en Espagne le califat de Cordoue, Moulay Idris, après avoir échappé au massacre des descendants du Prophète par les Abbassides, fonda la dynastie des Idrisides (VIIIe-IXe siècle) se réfugia au Maroc et, en 786, s'installa à Oualili (près de Volubilis) où il devint chef des Aouraba. Après son assassinat, sur l'ordre du calife de Bagdad, son fils Moulay Idris II lui succéda et élargit son domaine, islamisant l'ensemble du pays et fondant la ville de Fès. Première capitale du Maroc, cette cité devint un grand centre économique, social, religieux et artistique. Assurant une remarquable synthèse des influences orientales et ibérique, le Maroc se dota alors de grandes réalisations architecturales, telles la mosquée Qarawiyyin et celle des Andalous à Fès. Ainsi le Maroc, dès le IXe siècle, était-il bien individualisé. Mais, à la mort de Mouhammad, fils de Moulay Idris II, le Maghreb occidental se morcela en plusieurs petits royaumes rivaux. Les dynasties berbères L'empire des Almoravides (XIe-XIIe siècle) Il fallut attendre le XIe siècle pour qu'une tribu de nomades du désert, réformateurs religieux et grands guerriers, les Almoravides (al-Mourabitoun, c'est-à-dire les gens des ribat, les couvents fortifiés), se lancent à la conquête d'un vaste empire. Venus du Sahara, ces moines guerriers appartenant à la tribu berbère des Sanhadjas répandirent leur conception d'une stricte foi islamique. En 1062, ils fondèrent une nouvelle capitale, Marrakech. Youssef ben Tachifine réalisa pour la première fois l'unification du Maroc (1083). L'Espagne musulmane fut à son tour soumise, ainsi que le Soudan, jusqu'au royaume du Ghana. À la mort de son fils Ali, le royaume almoravide se disloqua et, en 1147, une nouvelle dynastie, celle des Almohades, s'empara de Marrakech. Les Almohades (XIIe-XIIIe siècle) Partis de Tinmel (Haut Atlas) sous l'impulsion d'un grand réformateur religieux et censeur des mœurs, Mouhammad ibn Toumart, les Almohades s'emparèrent de Marrakech (où ils construisirent la mosquée de la Koutoubia), firent élever les remparts de Rabat et étendirent leur pouvoir à l'ensemble de l'Afrique du Nord. Ils réalisèrent ainsi l'unité d'un immense empire englobant l'ensemble de l'Occident musulman, c'est-à-dire toute la Berbérie, de l'Atlantique à Gabès, et l'Espagne musulmane autour de l'amir al-mouminin (le "Commandeur des croyants"), titre pris par Abou Yousouf Yaqoub al-Mansour. Cette réalisation de l'unité du Maghreb, qui sera éphémère, devait jouer un rôle très fort dans l'imaginaire maghrébin; on peut même y voir les prémices de ce que représentera la création de l'Union du Maghreb arabe (UMA) en 1989. Au bout d'un siècle, les Almohades connurent à leur tour le déclin et, au début du XIIIe siècle, leur royaume connut des défaites en Espagne et dans le Maghreb oriental. Meknès, Fès, Rabat et Marrakech tombèrent tour à tour. Les Hafsides de Tunis, le royaume de Tlemcen (à l'ouest de l'Algérie), les Mérinides, installés à Fès, et la Reconquista chrétienne en Espagne firent à nouveau éclater, et de manière durable, l'Occident musulman. Les Mérinides et les Ouattassides (XIIIe-XVIe siècle) Les Mérinides, nomades zénètes originaires des hauts plateaux du Maroc oriental, se donnèrent une nouvelle capitale, Fès Djedid ("Fès la Neuve"), fondée en 1276 par Abou Youssef Yacoub. Grand défenseur de l'orthodoxie religieuse, ce dernier entreprit à son tour la construction de nombreuses mosquées et médersas. Le voyageur Ibn Battouta et l'historien Ibn Khaldoun sont les grandes figures de cette brillante période. Le pouvoir, victime de luttes sanglantes, s'affaiblit après la mort d'Abou Inan en 1358. Les siècles qui suivirent furent une période de repli relatif du Maroc sur lui-même. Au XVe siècle, la dynastie des Ouattasides, après avoir régenté les Mérinides (1420), finit par les supplanter (1472). À la même époque se précisaient les visées impérialistes de l'Europe. Les Portugais s'emparaient de Ceuta (1415) et de Tanger (1471), puis créaient des comptoirs sur toute la côte atlantique; de leur côté, les Espagnols, après avoir reconquis le dernier royaume maure d'Espagne, celui de Grenade (1492), traversèrent à leur tour le détroit de Gibraltar et s'installèrent à Melilla (1497). La domination ibérique suscita un mouvement de résistance nationale, cimenté par l'idéal de la guerre sainte et appuyé par les chefs des confréries religieuses. L'émergence d'un pouvoir chérifien, celui des Saadiens (1572-1603), se fit jour. Les Saadiens (XVIe-XVIIe siècle) Originaires de la vallée du Draa, les Saadiens après avoir éliminé les Ouattassides, parvinrent à préserver une indépendance que menaçaient à la fois les Européens et les Turcs. Partis de leur capitale, Taroudannt, ils occupèrent le Sous, Marrakech, Fès, reprirent certains comptoirs aux Portugais, conquirent Tombouctou. À Marrakech, où ils établirent leur nouvelle capitale, leur cour était brillante et riche de créations artistiques, comme en témoigne le palais el-Badi. Mais, en 1603, au lendemain de la mort d'Ahmed al-Mansour, dit "le Doré" en raison de sa fabuleuse richesse, le chaos s'installa et les confréries devinrent de plus en plus influentes. À nouveau, le pays fut divisé en plusieurs principautés qui rivalisèrent entre elles jusqu'à l'avènement de la dynastie des chérifs alaouites, au milieu du XVIIe siècle. Les Alaouites Originaires du Tafilalet et descendants d'Ali, les Alaouites fondèrent au XVIIe siècle la dynastie qui règne encore aujourd'hui. Le plus célèbre des souverains, Moulay Ismaïl, gouverna le pays pendant cinquante-cinq ans (1672-1727). Il réorganisa le Maroc et en assura la pacification, après avoir mené une série d'expéditions militaires contre les tribus insoumises, les Turcs et les chrétiens. Il affermit ainsi la domination du pouvoir central, le makhzen (mot arabe signifiant "trésor, grenier", à l'origine du mot français "magasin"), sur les pouvoirs locaux des tribus, jalouses de leur indépendance. Roi bâtisseur, il fonda Meknès et y installa sa capitale. Sa mort marque l'entrée dans une période troublée: les révoltes montagnardes, l'opposition religieuse des confréries, les années de sécheresse et de famine, les épidémies (notamment la peste en 1797-1800) provoquèrent un effondrement démographique, la montée des caïds et le repli du Maroc sur lui-même. Du 18è siècle aux temps modernes Le règne de Mohammed II ben Abdallah (1757 - 1790) vit les débuts du commerce avec l'Europe. Au XIXe siècle, l'économie entra en crise et le désordre règna. Les Français pénètrèrent au Maroc, en 1844, et gagnèrent la bataille d'Isly alors que les Espagnols s'emparaient de Tétouan en 1860. Moulay Hassan (Hassan Ier, 1873-1894) réussit cependant à maintenir l'indépendance politique du pays, mais l'affaiblissement du pouvoir central, l'entrée en dissidence de nombreuses tribus et les effets de la crise financière obligèrent l'État marocain à contracter des emprunts de plus en plus coûteux; celui de 1904 entraîna l'installation dans les ports marocains de contrôleurs français. Le protectorat français La conférence d'Algésiras (1906), qui entérinait l'intervention des puissances occidentales au Maroc, reconnut à l'Espagne et à la France des droits particuliers. De 1907 à 1912, une série d'incidents provoqua l'intervention de l'armée française; en août 1907, les Français débarquèrent à Casablanca, puis occupèrent Oujda, Casablanca et Fès. En dépit de l'opposition de l'Allemagne, le traité de protectorat, finalement imposé au sultan du Maroc, fut signé à Fès le 30 mars 1912. (Par ailleurs, en novembre 1912, la convention de Madrid plaçait le nord du pays sous protectorat espagnol.) Le général Lyautey fut nommé premier résident général de la France. La résistance marocaine fut vive, et les révoltes berbères nombreuses. Après la reddition d'Abd el-Krim, qui souleva les masses paysannes dans le Rif (1919-1926), la France mena une campagne de "pacification" qui ne prit fin qu'en 1934; le protectorat fut remplacé par l'administration directe. La France encouragea la colonisation rurale avec l'installation d'Européens, qui, par ailleurs, introduisirent de nouvelles cultures et commencèrent l'exploitation des phosphates. Elle entretint également l'opposition entre Arabes et Berbères : un dahir de 1930 retira la juridiction des populations berbères au sultan, responsable de la loi musulmane, et leur établit des tribunaux propres appliquant le droit coutumier. Ce fut l'occasion d'un réveil de l'opposition. Allal al-Fasi et un groupe de jeunes lettrés fondèrent à Fès le parti national, avec pour revendication essentielle l'abrogation du dahir. Mais, alors que s'achevait la pacification française, les prémices du mouvement pour l'indépendance se faisaient déjà sentir. Le mouvement nationaliste fut influencé par les doctrines réformistes et le panarabisme qui agitaient alors toutes les sociétés musulmanes. Un Comité d'action marocain pour la réforme, créé en 1934, réclama l'application stricte du traité de protectorat. En 1937, le Comité se sépara entre l'Istiqlal (1943) et le Parti démocratique de l'indépendance (1946). La défaite de 1940 devant les Allemands affaiblit encore la position de la France. L'Espagne occupa Tanger de 1940 à 1945. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes marocaines combattirent aux côtés de la France libre, mais la rencontre entre le sultan Mohammed V ben Youssef et le président américain Roosevelt à Anfa, en juin 1943, accentua les revendications nationalistes. En 1944, Mohammed V refusa de ratifier les décisions du résident général et, dans un discours prononcé à Tanger, en avril 1947, commença à réclamer l'indépendance. Au lendemain de la guerre, la pénurie alimentaire provoqua une grande misère et une forte émigration rurale. La résistance au protectorat prit alors un caractère plus urbain. Oppositions rurale et urbaine se rejoignirent après 1950, au moment où le sultan prenait une part prépondérante dans la lutte pour l'indépendance. Le gouvernement français nomma des résidents généraux intransigeants: les généraux Juin (1947-1951) et Guillaume (1951-1954). En 1951, sous la pression des autorités françaises, soutenues par le pacha de Marrakech, Al-Hadj Thami al-Glaoui, surnommé le Glaoui, le sultan fut contraint de renvoyer ses collaborateurs membres de l'Istiqlal. Après avoir tenté, en vain, de négocier avec la France, Mohammed V prononça, en novembre 1952, un discours exigeant l'émancipation politique totale et immédiate du Maroc. Appuyé par la France, des notables et des chefs de confrérie, avec à leur tête le Glaoui, entrèrent alors dans un complot visant à renverser le sultan: le 20 août 1953, la France déposa Mohammed V, qui fut exilé en Corse, puis à Madagascar, avec ses fils, dont le futur roi Hassan II. Une rupture totale s'instaura dès lors entre le nouveau régime et la population, qui ne reconnut pas la légitimité du sultan mis en place par la France, Mohammed ibn Arafa, un autre membre de la famille alaouite. Ce refus revêtait un caractère politique, religieux et économique (boycott des produits français); il s'accompagna d'une vague d'agitation et de la constitution d'une armée de libération. Le Maroc indépendant La conjonction des insurrections marocaine et algérienne contraignit Paris, qui choisit de consacrer l'essentiel de son effort militaire à l'Algérie, à engager des négociations avec le sultan Mohammed V. En 1955, à la suite d'actes terroristes, la France se résigna finalement à accepter le retour du sultan au Maroc. Le 2 mars 1956 fut signée une convention qui abolit le traité de Fès et reconnut l'indépendance du Maroc. Le statut de Tanger fut aboli (29 octobre 1956). L'ampleur des manifestations populaires obligea également l'Espagne à mettre fin à son protectorat, le 7 avril 1956. Après quarante-quatre ans de tutelle étrangère, le Maroc retrouvait son indépendance et son unité. Mohammed V rentra dans son pays, acclamé comme le libérateur de la nation marocaine. Dès 1958, il annonça des réformes économiques, sociales et politiques, et s'engageait à doter le Maroc, érigé en royaume, d'institutions permettant une participation directe du peuple à la gestion des affaires publiques. Le règne de Hassan II Mohammed V mourut le 26 février 1961. Son fils Hassan II lui succéda. Respectant la promesse qu'il avait faite à son père d'établir un régime démocratique dans le cadre d'une monarchie constitutionnelle, il fit approuver par référendum, le 7 décembre 1962, une Constitution qui instituait le multipartisme et la séparation des pouvoirs. Le rôle du Parlement était toutefois relativement limité. Celui du roi, en revanche, était très étendu: le monarque nommait le Premier ministre et les ministres, qu'il pouvait révoquer à son gré. Chef des forces armées, il avait le pouvoir de proclamer l'état d'exception si le pays venait à être menacé. En tant que "Commandeur des croyants", il était le chef religieux suprême et veillait au respect de l'islam. Les années qui suivirent l'investiture d'Hassan II virent éclater des émeutes populaires à Casablanca, Rabat et Fès. Le Front de défense des institutions constitutionnelles, formation progouvernementale, ne put obtenir la majorité aux premières législatives. Dans l'incapacité de former un gouvernement, le leader de l'Istiqlal, Allal al-Fasi, passa à l'opposition en janvier 1963. En juillet 1963, le gouvernement fit arrêter des militants de l'UNFP (Union nationale des forces populaires), parti d'opposition dirigé par Al-Mahdi Ben Barka, lequel dut fuir à l'étranger. En mars 1965, des manifestations d'étudiants furent sévèrement réprimées par le général Oufkir, ministre de l'Intérieur. En juin, l'état d'exception fut institué, la Chambre fut dissoute et le roi prit les pleins pouvoirs. En octobre 1965, Ben Barka, condamné à mort par contumace pour complot contre le régime, était enlevé à Paris et secrètement assassiné. Une nouvelle Constitution fut adoptée par référendum, en juillet 1971, malgré l'hostilité de l'Istiqlal et de l'UNFP qui se regroupèrent en un Front de l'opposition et refusèrent de participer aux élections législatives. La découverte d'un complot contre le roi en mars 1971 donna lieu à 180 arrestations. Deux nouvelles tentatives d'assassinat de Hassan II devaient provoquer une sévère répression : le 10 juillet 1971, les cadets de l'École militaire tentèrent de renverser le roi lors d'une réception dans sa résidence de Skirat ; le 16 août 1972, l'avion ramenant de France le roi échappa de justesse aux tirs de l'aviation de chasse marocaine. Compromis dans l'attentat, le général Oufkir fut trouvé mort le lendemain. À partir de 1973, le roi, en habile politique, comprit la nécessité d'assouplir son pouvoir. La "marocanisation" des terres reprises aux étrangers lui redonna l'adhésion populaire, et la question du Sahara espagnol lui permit de ressouder autour de sa personne l'ensemble de la population. Le Front Polisario avait entamé sa lutte armée en 1973 (Madrid envisageait alors d'accorder l'indépendance à ce territoire, que le Maroc revendiquait). À l'automne de 1975, Hassan II organisa la "Marche verte": environ 350 000 Marocains répondirent à son appel et, "drapeau en tête et Coran à la main", marchèrent pacifiquement jusqu'au Sahara occidental. Cette marche eut un impact extrêmement fort à l'intérieur du pays, dans la mesure où toutes les forces politiques, y compris celles de l'opposition, hormis l'UNFP, se placèrent aux côtés du monarque. Par contre, cette question entraîna une crise profonde entre le Maroc et l'Algérie, qui apporta son soutien au mouvement sahraoui. L'admission, en 1982, de la République arabe sahraouie au sein de l'OUA constitua un revers diplomatique pour le Maroc. Les difficultés économiques et les mesures de redressement préconisées par le FMI provoquèrent de nouveau, en mai et juin 1981 puis en janvier 1984, des manifestations à Casablanca qui furent sévèrement réprimées. Les années 1990 furent toutefois marquées par la reprise du dialogue avec l'opposition parlementaire, une certaine diminution des tensions sociales et un début de règlement de l'affaire du Sahara occidental. Le 6 septembre 1991, le Maroc, ayant maîtrisé la "guerre des sables", signa avec le Front Polisario un cessez-le-feu dont l'entrée en vigueur devrait permettre la tenue d'un référendum d'autodétermination - proposé par l'ONU et l'OUA depuis 1988 - qui décidera de l'avenir des populations du Sahara occidental. Sur le plan intérieur, la monarchie marocaine, qui se trouvait également confrontée à un islamisme en expansion depuis les années 1970, chercha un modèle original de démocratisation. Hassan II, désireux de moderniser son pays, s'efforça d'ailleurs de prolonger le climat d'union nationale qu'avait suscité la "Marche verte" : libération de prisonniers politiques, levées de la censure, élections, reconnaissance des partis d'opposition, dont l'Istiqlal, et légalisation des mouvements de défense des droits de l'homme. Sous la pression conjointe de la contestation intérieure et de la volonté du roi, une nouvelle Constitution, approuvée par référendum en septembre 1992, élargit le rôle du Parlement et affirmé plus nettement la séparation des pouvoirs. Ainsi, en novembre 1997, les premières élections législatives au scrutin universel donnèrent la majorité des sièges à l'Union socialiste des forces populaires (USFP), tandis que le Mouvement populaire constitutionnel démocratique (islamiste) obtenait six sièges dans la nouvelle Assemblée. Nommé Premier ministre par le roi Hassan II, le socialiste Abderahmane Youssoufi fut chargé de former le gouvernement de coalition. En juillet 1999, le prince Sidi Mohammed, fut intronisé sous le nom de Mohammed VI, après la mort de son père, Hassan II, roi du Maroc depuis 37 ans. Sur le plan international, le Maroc, qui a adhéré au GATT (c'est à Marrakech que fut signé le 15 avril 1994 l'accord final de l'Uruguay Round), a activement participé à la création, le 17 février 1989, de l'Union du Maghreb arabe (UMA) avec l'Algérie, la Libye, la Mauritanie et la Tunisie. Par ailleurs, entre grogne sociale et agitation islamiste, l'ancrage à l'Europe semble revêtir une importance stratégique : en 1987, le Maroc - dont la diplomatie joue un rôle actif dans la recherche de la paix au Moyen-Orient - a fait acte de candidature pour rejoindre la Communauté européenne.
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