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bienvenue dans mon univers......photos...poésie....et
souvenirs........
dis moi répend moi
ce que tu me cache m'appartien
oû me jetes tu ?
ces terres et a dieu
et moi je suis chez mon dieu
alors done moi ma part
et fou moi la paix
oh le temps
si je suis venu dans un autre monde
laisse moi mourir
et si tu me cache un bonheur
donne le moi
parceque je n'ai jamai éte heureux avec toi depuis ma naissance
oh ce temps
y a t'il une autre vie aprés la mort
dis moi comment s'en sortir
et donner fin a ce malheur
une vie sans vie
une existance sans existance
une présence sans présence
un temp d'attendre,,,,,,,,,,,,,,
plus riennnnnnnnnnn
Quant j'étais enfant
j'avais l'impression que cette vie m'appartient
je pensais que l'on était tous pareils
mais j'ai compris que je suis dans la jungle ,,
remplie d'hommes et de diables
j'ai pensai que mon innocence pouvait me sortire de tout les obstacles et danger
mais jai constater qu'il yen a qui espere me voir malheureux
je me suis armée du destin
et il ma jeté vers l'avant
et petit a petit j'ai commencer a comprendre la trahison des loups
j'ai essayer d'être comme eux
mais je n'ai pas réussi
je me suis perdu entre les fleurs du bien et les fleurs du mal
entre la bonne et la mauvaise odeur
j'ai essayer de m'enfuir
mais je n'ai pas réussi
j'ai commencé à comprendre que je suis obliger de nager dans un océan profond et agiter
je n'ai pas échouer ni noyer
j'ai essayer , j'ai foncé
et je me suis bien intégré
dans ce nouveau monde
et j ai cotoyé tout les animaux
mais j ai aperçu que le temps court trés vite
heureusement que j'ai appris la trahison des loups
quant ils essayent de dévoré un corps humain vivant
en jouant ensemble
de mon coeur un grand bonjour pour toi
et des baiser à la mer aux maisons
et a une pierre qui ressemble au
visage d'un vieux pécheur ...
au maroc..
l'âme d'un peuple pleins de chaleur
mon sang mon petit pain et mon jasmin..
comment deviens ton goût ,,,????
goût du feu et des flammes..
au maroc..
l'histoire ,les traditions et les valeurs...
un enfant au bras de sa
mére souriante.....
malgrés la souffrance.....
au maroc..
la nuit le jour et la lumiére.......
met moi dans tes bras...pour que je puisse dormir...
sous tes étoiles...et ton drapeau...qui flotte...haut..
plus haut parmi les nuages........
au maroc...
des vagues de voyage ..
des fleurs qui fleurissent..
des jeunes....des larmes.........et des grandes maman..
malgrés les menaces........ont survit toujours...
proche ou loing......je ne oublierai jamais.........
mon maroc..............a moi.......
RECHERCHES SUR L’ORIGINE DES BERBÈRES RECHERCHES SUR L’ORIGINE DES BERBÈRES PREMIÈERE PARTIE. Moeurs et usages communs aux Berbères et aux anciennes nations établies dans le bassin oriental de la Méditerranée. I. On s’accorde volontiers à admettre, aujourd’hui, que le Sahara était primitivement une mer ; que la Tunisie, l’Algérie et le Maroc formaient alors une presqu’île, désignée sous le nom de Berbérie, longue bande de terre jointe à l’Espagne par un isthme situé où s’est ouvert depuis le détroit de Gibraltar. Par contre, le véritable continent africain commençait seulement au pied du Djebel-el-Kamar. Les récentes et si curieuses observations malacologiques de M. Bourguignat semblent confirmer ces données en établissant que le contour des derniers contreforts méridionaux de l’Atlas, ancienne plage de la mer saharienne, a précisément la même faune conchyliologique que les côtes septentrionales de notre Berbérie baignées par la Méditerranée. Pour augmenter encore la consistance de cette induction, il resterait à constater qu’une faune à peu près identique se retrouve sur la rive sud de la mer saharienne, rive nord de l’ancien continent africain. On y arrivera probablement un jour. Dans l’hypothèse que je viens d’exposer sommairement, on suppose aussi que les îles composant à cette heure le groupe des Canaries et celui des Açores, sont des sommets de montagnes, surnageant au-dessus de l’abîme, de deux continents submergés avec l’Atlantide, à l’époque même où, par un mouvement de bascule, un relèvement de terrains faisait de la mer saharienne un désert de sable. Ces continents étaient-ils reliés à l’Atlantide, en étaientils indépendants ? D’après leur faune malacologique, M. Bourguignat pense qu’ils en étaient indépendants. Quels hommes ont y habité ces contrées, alors que la nature les modifiait si étrangement, ou les ont envahies après ces modifications, pour former la première assise de leurs habitants actuels ? Ces hommes étaient-ils demeurés réfugiés dans tes hauts plateaux de l’Atlas que le cataclysme n’avait pas ébranlés, en admettant que cette révolution soit le résultat d’un cataclysme et non d’un lent travail de, la mature ; se sont-ils emparés de la Berbérie après l’apaisement ? Venaient-ils de l’occident à travers le détroit nouveau creusé par l’océan ? sortis de l’Asie, comme toutes nos races européennes actuelles, avaientils gagné, à travers l’Égypte et les plages sablonneuses de la grande Syrte, la Berbérie raffermie sur ses bases ; ou bien enfin, issus de l’ancien continent africain, avaient-ils poursuivi jusqu’au delà du désert la mer qui les avait fui ? Problèmes difficiles sinon impossibles à résoudre. Cependant, ignorants que nous sommes de ce que l’avenir nous garde de lumières inattendues, nous devons marcher courageusement en avant dans la voie de la science, si obscure qu’elle nous paraisse au départ. Marchons donc. Quels qu’aient été les premiers habitants de la Berbérie et quel qu’ait été leur berceau, on les désigne sous le nom de Berbères, et l’on est convenu d’appliquer ce même nom aux Touaregs égarés dans le désert, aux Kabiles étagés dans les montagnes de notre province, et enfin à la plupart des indigènes qui, mêlés aux conquérants arabes, n’ont pas cessé de cultiver les plaines comprises entre Bône, Constantine et Bougie. C’est l’opinion de l’un des plus studieux investigateurs de l’histoire de notre Algérie, M. le baron Aucapitaine, membre correspondant de l’Académie d’Hippone. « Quant aux provinces de Constantine et de Bougie, dit-il dans une Notice ethnographique sur l’établissement des Arabes dans la province de Constantine(1), elles restèrent, sous la domination des Arabes Riah, la demeure des anciens peuples de race berbère, qui l’habitaient primitivement et que nous y retrouvons aujourd’hui.» ____________________ (l) Recueil de la société archéologique de la province de Constantine, 1865 p. 92. Et plus bas : « On peut avancer qu’il en fut des Arabes autour de Constantine comme des Francks en Gaule; quoique la nation ait gardé le nom des envahisseurs, le fond de la population, à bien peu d’exceptions près, est presque entièrement formé par les descendants des vaincus. » D’accord sur ce qu’il faut entendre par Berbères, cherchons d’où ils procèdent. Des esprits, excellents d’ailleurs, regardent les Ibères et les Berbères comme des débris de la race atlante qui auraient occupé à un moment donné la presqu’île ibérique et son annexe la Berbérie. Jusqu’à présent on ne sait rien des Atlantes ; tout point de repère et de comparaison manque; on ne peut donc que conjecturer. Aussi d’autres, moins affirmatifs, se bornent-ils à supposer qu’Ibères et Berbères sont également de famille occidentale, mais sans leur prêter ni point de départ ni route déterminés. Rien ne s’oppose à ce qu’Ibères et Berbères soient parents ; la terminaison identique des deux noms pourrait annoncer deux branches d’une même souche ; Berbère pourrait même signifier à la rigueur, Ibère du dehors. Mais il n’y a là que de bien légers indices. Quoiqu’il, en soit, et à défaut de données positives, il serait naturel, si l’on devait s’en tenir à la ressemblance des noms, d’affilier les Ibères du continent hispanique aux Ibères du Caucase. Ceux qui, à priori, veulent qu’Ibères et Berbères aient eu pour berceau l’ouest de l’Europe, appuient leur supposition principalement sur les deux faits suivants : d’une part, qu’il existe sur la côte africaine des dolmens, monuments propres aux races occidentales ; de l’autre que la langue berbère n’a pas d’analogues en Asie. L’existence des dolmens en Afrique semblerait en effet relier les Berbères aux Celtes, ou même à une race antérieure à ceux-ci, race que leur invasion en Europe aurait éparpillée et projetée partie au nord et à l’est de l’Europe, partie, peut-être, sur la côte africaine. Rien jusqu’ici ne dément ou ne confirme ces hypothèses ; rien surtout ne permet encore de préjuger quelle durée et quel caractère aurait eus, sur notre sol, le séjour de ces bâtisseurs de dolmens: l’affinité linguistique du berbère aurait plus de portée, mais, à cette heure, personne que nous sachions n’a osé se prononcer sur sa filiation glossologique. Qu’importe au surplus que dans les veines des populations berbères il conte ou non quelques gouttes plus ou moins altérées de sang atlante ou ibérique ? Tant de siècles se sont écoulés depuis le temps où l’Ibérie et la Berbérie se touchaient par l’isthme de Gibraltar ! tant de peuples se sont, depuis lors, choqués, superposés, mêlés sur tous les bords de la Méditerranée, qu’il est bien malaisé de rien entrevoir dans les profondeurs de ce passé antétraditionnel. D’ailleurs, un peuple n’existe que du jour où il forme une société ; c’est-à-dire du jour où il adopte une langue, des coutumes et des usages communs. Je nomme la langue la première, Comme l’élément le plus sérieux. Aussi me proposais-je de faire de l’idiome: de nos indigènes la matière d’une étude spéciale et d’un article à part. Aujourd’hui je veux seulement examiner de quels peuples anciens, les indigènes qui m’entourent et au milieu, desquels je vis depuis tout à l’heure vingt ans, se rapprochent plus particulièrement, par les traits du visage, les usages et ses habitudes. C’est l’objet du présent travail, et voici à quelle, occasion j’en ai conçu la pensée. II. Le 27 octobre 1865, j’avais à défendre aux assises de Bône un indigène de la tribu des Beni-Ameur, Ahmedben- Ali, accusé d’un meurtre commis dans les circonstances suivantes, Le 25 mars précédent, les gens de sa tribu avaient acheté en commun une vache pour la tuer le lendemain près d’un figuier vénéré sous lequel repose le marabout Sidi-Embarek. C’était un sacrifice qu’ils faisaient pour obtenir de la pluie, et presque tonte la tribu y assistait. L’immolation accomplie, on se partagea les chairs de la victime qui furent consommées pris du saint tombeau ; puis on mit la peau aux enchères. C’est alors qu’une querelle surgit entre deux familles, et qu’Ahmedben- Ali, attaqué par six adversaires, asséna sur la nuque de Messaoud-ben-Amar un coup de bâton dont celui-ci mourut la nuit suivante. Le matin même de l’audience où je devais plaider cette cause, je faisais brûler des herbes hersées dans un champ qu’on allait labourer. Le jour venait de naître ; la brise de mer ne soufflait pas encore ; une large colonne de fumée blanche et à demi-transparente s’élevait doucement et droit au-dessus du foyer et allait se répandre dans le ciel. L’esprit tourné sans doute vers les idées de culte et d’holocauste par l’affaire qui m’était confiée, je songeais, en contemplant ce spectacle, que ces flocons de fumée perdus dans les airs avaient pu suggérer à nos premiers pères la pensée d’une relation par le feu entre la terre et les cieux, d’une sorte de message envoyé aux puissances divines, et enfin celle même du sacrifice, c’est-à-dire de l’oblation sous une forme sensible d’être vivants réduits en prière. La première impression de l’homme en face des violences de la nature dut être celle de la terreur ; frappé par les orages, les déluges, les convulsions volcaniques, il dut se demander nécessairement ce que lui voulaient ces puissances malfaisantes, et s’il s’avait pas irrité a son issu les maîtres de la vie. De là le sentiment de l’expiation, de la supplication tout au moins, et, par suite, la pensée du sacrifice. Aussi la genèse brahmique dit-elle : « L’être suprême produisit nombre de Dieux, essentiellement agissants, doués d’une âme, et une troupe subtile de Génies; et le sacrifice fut institué DÈS LE COMMENCEMENT (Lois de Manou, I. 22). » Aussi le sacrifice, c’est-à-dire l’oblation par le feu, a-t-il laissé des traces non-seulement dans la tradition, mais même dans l’histoire de presque tous tes peuples. Il n’y a que des nations arrivées à la période philosophique, soumises à des institutions purement morales comme celles de Koung-fou-tssé et de Lao-tsseu, ou utilitaires comme celles de l’Égypte, ou réactionnaires comme celles de Bouddha, qui aient supprimé le sacrifice ; mais partout où domine un rite révélé, le sacrifice subsiste, différant seulement par le choix des victimes et le but de l’immolation. Il est probable que partout la victime a dû, d’abord, être l’homme lui-même. Sans parler des Américains, chez qui le christianisme seul a détruit le sacrifice humain, des races nègres chez plusieurs desquelles il est essore en pleine vigueur, sous le retrouvons à une époque relativement récente, chez, les Celtes et dans tout le rayon kimrique, chez les premiers Romains eux-mêmes et chez toutes les races syro-chaldéennes. La Bible elle-même nous en révèle un cruel exemple. dans l’immolation d’Isaac que Dieu exige d’Abraham. Il est vrai que la substitution du bélier semble indiquer la transition qui s’opère alors dans les rites et les moeurs ; cependant les massacres de Cananéens, de Madianites et de tant d’autres, égorgés par milliers sur l’ordre exprès du dieu des Hébreux, pourraient bien passer à bon droit pour des sacrifices humains. Du quinzième au treizième siècle avant notre ère, la tradition et la poésie nous montrent le sacrifice humain oblatoire établi en Tauride ; mais chez les Hellènes il a changé de caractère. Achille égorge, il est vrai, douze jeunes Troyens sur le bûcher de Patrocle ; mais ce n’est plus une offrande aux dieux, c’est une vengeance, une réparation aux mânes de son ami ; et encore ne faut-il. pas oublier qu’Homère, en. parlant de ce meurtre, déclare que le fils de Pélée avait résolu dans son âme de commettre urne mauvaise action. Outre ces doutes victimes humaines, Achille fait jeter dans le bûcher de Patrocle quatre chevaux, deux chiens « nourris de sa table » et sa propre chevelure. Chez les Sarmates également, on brûlait avec un chef ses femmes, ses esclaves, ses chevaux et ses chiens ; mais, je le répète, ce n’étaient plus là des holocaustes offerts aux dieux ; c’étaient ou des compagnons qu’on donnait au héros dans la mort, ou des gages de sécurité assurés au héros vivant contre les entreprises des siens. L’usage des femmes indiennes de se brûler avec leur époux n’a-t-il pas le même sens ? En tout cas, dans l’Inde, cette comburation de la femme était volontaire. Parmi les sacrifices oblatoires et déprécatoires du culte brahmique, le plus solennel était celui d’un cheval, l’awsameda, où la victime était consumée tout entière en l’honneur des dieux. Mais le livre de Manou (liv. V.) appelle également sacrifice toute immolation d’un être vivant destiné à la nourriture, et il n’en excuse le meurtre que sous le mérite des formules offertoires qui l’accompagnent. Ce n’en est pas moins là une face nouvelle du sacrifice, devenu purement utilitaire, qu’il est essentiel de remarquer. Chez les Hellènes, sous le régime héroïque, il n’en existe plus d’autre. Les victimes sont le plus fréquemment prises parmi tes bêtes de boucherie. C’est le chef de dême ou de famille qui tient le couteau sacré. Une très-minime partie est brûlée a l’intention des dieux ; le reste est livré aux assistants qui s’en nourrissent. Chez tes Hébreux du Pentateuque, au contraire, le sacrifice est presque entièrement oblatoire, c’est-à-dire que la presque totalité de la victime est consumée et une faible portion seulement réservée pour le prêtre. Le sacrifice d’une vache, accompli par les Beni- Ameur, sans intervention sacerdotale, avec les circonstances que j’ai dites : — offrande déprécatoire, pour obtenir de la plaie, et partage de la chair entre les assistants qui la consomment, — n’a, on le voit, aucun rapport avec les sacrifices hébreux, celtiques ou slaves ; il reproduit, au contraire, exactement la formule du sacrifice hellénique, avec cette teinte égyptienne que la vache en Égypte était précisément consacrée a Isis, déesse de la pluie. (Diod., de Sic., liv. I, 2). Isis, en effet, de qui relevait l’eau et la terre, était lalune dans le mythe cosmologique des Égyptiens, et l’on sait quelle influence le vulgaire attribue encore à la lune sur la pluie et la végétation. III. Sans doute, ce fait d’un usage mythologique, nuancé de rite hellénique et de croyance égyptienne, subsistant au milieu de populations musulmanes, ne sentait à lui seul, quelque remarquable qu’il soit, rien impliquer touchant l’origine de nos Berbères. L’Égypte et après elle sa parente l’Hellénie ont eu des relations incessantes de commerce et de colonisation avec le nord du confinent africain, et il est naturel de retrouver des traces de ces relations dans les coutumes de nos indigènes. Aussi avant d’en rien préjuger, il faudrait trier, en quelque sorte, tous les usages de nos indigènes ; et dans les traits de ressemblance qu’on y découvrirait avec ceux des anciennes nations de l’Orient méditerranéen, il faudrait discerner ceux qui ont pu naître fortuitement de conditions de vie identiques, de ceux qui sont vraiment traditionnels. Parmi ces derniers encore faudrait-il essayer de déterminer ceux qui sont de première ou de seconde, main, et démêler enfin une a une les coutumes imposées aux habitants de l’Algérie par l’islam, Rome ou Carthage, la Grèce ou l’Hellénie et les autres races qui s’y sont tour à tour assises on superposées. Tel est, en effet, le but auquel je tends ; et pour épuiser l’ordre d’idées qui me préoccupait tout ‘a l’heure, j’en reviens aux habitudes rappelant d’anciens rites religieux. Si je ne craignais pas de pousser un peu foin l’hypothèse, j’inclinerais à penser, par exemple, que l’habitude de jeter les marabouts sans la mer on dans les rivières lorsque la sécheresse se prolonge, est un vestige bien fruste, bien effacé, mais pourtant reconnaissable encore, des sacrifices humaine qui, je viens de le dire, ont souillé tant de parties de l’ancien monde durant la période titanique, et même plus tard sous l’empire des cultes cosmologiques et anthropomorphiques. Or, ce mot de titanique me rappelle à l’instant une autre coutume de nos Arabes, où figure leur Chitann qui n’est autre, ce me semble, que le Titan hellénique, le Satan sémitique et le nôtre. Lorsqu’ils sont atteints d’une maladie dont la diagnose échappe à leurs médecine, ce qui est fréquent, ils l’attribuent invariablement à l’influence de ce Chitann tour à tour considéré, dans les religions ou les initiations antiques, comme l’ami ou l’ennemi de l’humanité. Ils lui immolent un coq noir; si Chitann manie la victime, la maladie s’en va ; si; au contraire, l’offrande est dédaignée la maladie persiste. Combien de Kabiles m’ont affirmé avoir vu Chitann manger le coq ! Les femmes indigènes ont également, dit-on, des pratiques bizarres et mystérieuses comme celles des Thesmophories. Là aussi il y a des immolations de poules rouges on noires, égorgées avec des formules traditionnelles. Elles ont des philtres composés pour faire perdre la raison, et d’autres pour procurer des avortements. En 1849 j’ai vu traduire devant le conseil de guerre de Bône, une magicienne des Beni-Urgines (ainsi s’exprimait la procédure), avec l’oncle et la mère d’une jeune fille à laquelle où avait fait prendre, dans le but de la faire avorter, un breuvage où entrait du crapaud et de la couleuvre écrasés. Pour que le remède opérât, il fallait qu’au moment où la patiente prenait ce philtre, elle fût couchée à terre, avec une pierre sur le ventre. Ce cérémonial avait été scrupuleusement observé et la malheureuse en était morte après d’affreux vomissements. Ces sacrifices, ces philtres, ces breuvages au jus de reptile ne rappellent-ils pas non-seulement 1a Thessalie, mais l’Égypte si habile dans l’art des parfums et des potions ? Avant de rechercher les autres points par où nos Berbères se rapprochent des races orientales, il n’est pas sans intérêt d’observer tout d’abord que sur ces hommes, dont la vie est si peu compliquée et par conséquent presque immuable, les impressions les plus anciennes sont celles qui demeurent les plus accentuées et les plus vives. A ce compte, ce seront nécessairement les derniers venus qui marqueront le moins. Aussi l’action des Romains et des Grecs proprement dits sur la race africaine, quoique sensible encore, est-elle toute extérieure ; c’est dans le costume, les outils de travail et les habitudes y afférentes qu’il faut la chercher. Les vêtements de nos indigènes, qu’ils conservent comme Priam (Il, XIII) et Ulysse (Odys., II), dans des coffres saturés d’essence de rose, semblent copiés sur les peintures antiques de là grande Grèce, de Rome ou de la Thébaïde. La gandoura brune à bandes jaunes que portent nos trafiquants et spécialement les Tunisiens, rappelle la Paragauda retracée dans la fresque de saint Jean de Latran. L’Eudjar, ou voile dont les femmes se couvrent le visage, semble l’héritier légitime de la Kalyptra grecque ; et le Chichia, du Pileolus ou Pilidion. Lorsqu’un de nos fellahs découpe une paire d’Elga à même une peau de boeuf, on croit voir Eumée «se taillant des sandales dans la dépouille d’un boeuf agréablement colorié» (Od., XIV); et lorsque ce même fellah laboure, dépouillé de son burnous et vêtu d’une simple tunique blanche bordée d’un large liseré rouge, on le prendrait volontiers pour un de ces alticincti dont on retrouve l’image dans le Virgile du Vatican, ou pour un de ces Égyptiens dont le costume ; d’après Hérodote, consistait en une tunique de toile et un manteau de laine blanche. (Eut., 81.) La charrue arabe est encore l’Aratron des Grecs ; le soc y est placé de même, à plat, à la pointe du dentale. La harnais d’un mulet arabe reproduit exactement celui de la bêle de somme dessinée dans les ruines d’Herculanum : c’est le même bât retenu devant par l’antilena, et derrière par la sangle à demi-flottante qui bride et blesse les cuisses de l’animal. Les vases de terre cuite que fabriquent nos potiers indigènes sont modelés sur les différentes formes d’ampulla recueillies dans les ruines de Rome ou les fouilles de Pompéi Le cadus entr’autres, avec son goulot étroit et sa base terminée en pointe, sert ici à mettre de l’huile. Dans un article inséré à notre dernier bulletin, un de nos correspondants, archéologue plein de zèle et d’étude, M. le curé de Duvivier, a démontré que la mouture du blé et de l’huile se fait exactement aujourd’hui comme sous la domination romaine. Seulement est-ce aux Berbères ou aux Romains qu’appartenaient ces procédés de fabrication ? Peu importe à la question qui nous occupe. Ce qui demeure acquis, c’est que beaucoup de vêtements, de vases, d’ustensiles de ménage, ont gardé des périodes romaine et grecque la forme qu’ils ont encore aujourd’hui. IV. La. part de rapprochements et de souvenirs que peuvent revendiquer les Hellènes (j’entends par là les Grecs sous le régime héroïque et un peu au, delà) est bien, autrement importante que celle de leurs successeurs. Leur influence sur les coutumes de nos indigènes se reconnaît encore à de nombreuses traces. Maintenant, ces moeurs communes proviennent-elles toutes du commerce direct que les Hellénes ont eu avec nos Berbères, ou bien de ce que les uns et les autres ont puisé à la même source, l’Égypte ? Il y a là un partage assez difficile à faire. Toutefois, comme durant l’expansion coloniale, favorisée par la constitution du dême féodal, presque toutes les plages de la Méditerranée ont été visitées par les navires hellènes ; que plus tard, au VIIe siècle avant J.-C., le développement de Cyrène et de ses annexes les a mis en rapport incessant avec les Libyens, il est hors de doute que leur action directe a dû être considérable. L’histoire, du reste, nous apprend que « les Asbytes, les Auschises, les Cabales s’étaient approprié la plupart des coutumes des Cyrénéens. » (H., Melp., 170, -171.) — La tradition ajoute : « que les Argonautes mêmes avaient lié commerce avec les Machlyes et les Anses établis au fond de la petite Syrte. » (H. 179.) Et, en réalité, que de ressemblances encore ave les Hellènes ! Dans la préface de sa Grammaire, Tamachek, M. Hanoteau a consigné les quelques renseignements qu’il a pu recueillir sur les masures des Imouchak’ ! Toutes sommaires que sont ses notions, elles sont précieuses aux rapprochements que j’essaye. J’y puise tout d’abord (P. XXV) quelques lignes sur les razzias ou expéditions partielles que les Touaregs opèrent autour d’eux : «Souvent en querelle entre eux et en hostilité pour ainsi dire permanente avec leurs voisins, ils font à ces derniers une guerre de ruse et de surprise, où tout l’honneur est pour celui qui, sait le mieux tomber à l’improviste sur l’ennemi et lui enlever ses troupeaux. La gloire ne se mesure pas à la résistance vaincue, mais à la richesse du butin et à l’adresse avec laquelle on a trompé 1a vigilance de son adversaire. Dans ces razias soudaines, malheur aux vaincus ! Les hommes sont exterminés sans pitié, les femmes violées et souvent mutilées pour leur arracher plus vite leurs bijoux. On égorge les moutons et les chèvres, et leurs chairs désossées sont entassées dans des sacs; les nègres seuls et les chameaux trouvent grâce devant le vainqueur, qui les ramène en triomphe dans son pays. » Rapprochons de ce passage le récit fait par Ulysse de l’une de ses expéditions. « Au sortir d’Ilion, dit-il, le vent me pousse à Ismare, sur les côtes des Ciconiens. Je saccage la ville, je détruis le peuple ; nous partageons les femmes et les nombreux trésors que nous ravissons dans ces murs. Personne ne peut me reprocher de partir sans une égale part de butin (Od., IX). » Ces deux tableaux ne sont-ils pas identiques ? Chez les Touaregs comme chez les Hellènes, la guerre n’est le plus souvent qu’un moyen d’acquérir. Un héros hellène aurait été fort mal vu de son dême, s’il n’avait pas entrepris, de temps à autre, de ces coups de main pour procurer à lui-même et aux siens des esclaves, des métaux et des tissus. Ce, n’était pas la gloire que l’Hellène non plus que l’Amachek’ recherchait dans ces brigandages, c’était le profit ; l’essentiel étant de réussir, la fourbe et la ruse y valaient autant que la force. Aussi, les exploits d’Ulysse vont de pair dans Homère avec ceux d’Achille. Lorsque le fils de Laërte se révèle lui-même aux Phéaciens, il commence en ces termes : « Tous les hommes connaissent mes stratagèmes ; ma gloire est montée jusqu’au ciel. (Od. IV).» Minerve elle-même sourit avec bienveillance aux mensonges d’Ulysse. Il est vrai que Minerve est une divinité berbère née sur la rive du Triton. Ce souvenir de Minerve me conduit à un rapprochement de quelque portée. Déjà, dans un article inséré dans la Seybouse du 3 août dernier, j’ai émis l’opinion, sur laquelle je reviendrai plus tard, que, par les habitudes de leur langage, nos aborigènes tenaient plus des Indo-européens que des Sémites; le même rapport se signale dans leurs tendances religieuses. Je m’explique. D’après M. E. Renan, dans son Histoire générale des langues sémitiques (p. 3 et suivantes), un caractère qui distingue les Sémites entre tous les autres peuples, c’est la forme de leur idée religieuse presque absolument monothéiste, hostile au panthéisme et aux mythologies cosmologiques ou anthropomorphiques, qui appartiennent au contraire en propre aux nations aryennes. Les cultes vraiment sémitiques, dit l’éminent professeur, n’ont jamais dépassé la simple religion patriarcale... La façon nette et simple dont les Sémites conçoivent Dieu, séparé du monde, n’engendrant point, n’étant point engendré, n’ayant point de semblable, excluait ces grands poèmes divins où l’Inde, la Perse, la Grèce ont développé leur fantaisie, et qui n’étaient possibles que dans l’imagination d’une race laissant flotter indécises les limites de Dieu, de l’humanité et de l’univers. Là mythologie, c’est le panthéisme en religion ; or, l’esprit le plus éloigné du panthéisme, c’est assurément l’esprit sémitique. Qu’il y a loin de cette étroite et simple conception d’un Dieu isolé du monde, et d’un monde façonné comme un vase entre les mains du potier, à la théogonie indo-européenne, animant et divinisant la nature, comprenant la vie comme une lutte, l’univers comme un perpétuel changement, et transportant, en quelque sorte, dans les dynasties divines la révolution et le progrès.» Si, d’une part, on admet le monothéisme somme un penchant spécial et tranché de la conscience sémite, tandis que le polythéisme serait une expression propre du génie aryen ; si, d’autre part, on compte au nombre des berbères les populations libyques établies autour des deux Syrtes, il s’ensuivra que, par ce côté encore, les Berbères s’écarteraient des Sémites et se montreraient non moins Ariens que leu Hellènes, les Slaves et les Germains. Car Hérodote fait naître parmi eux plusieurs des divinités intronisées dans l’olympe : Neptune, Tritonis et Minerve entre autres. Mais, peu; importe et le nom et le nombre ; il sait que l’esprit libyque acceptât des dieux anthropomorphiques et surtout des déesses, idée abhorrente aux Sémites, pour trahir la parenté des Berbères avec la famille aryenne. Voilà donc des dieux d’origine libyque obtenant droit de cité chez les Hellènes ; plus tard, les traditions religieuses de ces derniers prennent également cours chez leurs voisins libyens. La disposition d’esprit est la même des deux côtés. Il est un autre trait de caractère par où les Berbères se rapprochent pareillement des Hellènes, c’est par l’instinct démocratique ; car le sentiment de la démocratie existait déjà en Grèce, même sous les rois. Pour peu qu’on étudie avec attention l’Odyssée et même l’Iliade, on reconnaîtra que le dême formait auprès du héros un pouvoir délibératif souvent prépondérant. Télémaque défend à grand’peine son sceptre et son autorité contre le dême ithacien ; et si Hector ou Ménélas s’étonnent de l’intervention du peuple dans les affaires du jeune héros, ce n’est pas comme d’un empiétement nouveau et contraire au droit politique de l’époque, mais comme d’un ingrat oubli des bienfaits et de la bonté d’Ulysse. Dans l’agora militaire, fait plus significatif encore, tous les guerriers avaient également voix consultative, sauf aux chefs à prendre le dessus et à diriger les votes. Parmi les Doriens surtout, on retrouve coexistants trois éléments qui semblent contradictoires et qui pourtant se mariaient sans difficulté dans leur pensée : un amour profond de la démocratie, des chefs héréditaires et nonseulement des esclaves, mais des serfs, car les vaincus d’Hélos étaient plutôt des serfs que des esclaves. Le même sentiment démocratique se retrouve encore vivant chez nos Kabiles. Chez eux, la constitution de la commue rappelle celle du dême, et leurs mia’ad (mot où se rencontrent les formatives du mot dama), les agoras helléniques. Mais ce qui rend le rapprochement plus frappant, c’est que ce démocratisme coexiste chez les Touaregs, comme chez les Doriens, avec les mêmes circonstances de chefferies héréditaires et d’ilotisme. « Un fait qui domine tout l’état social des Imouchak’ dit M. Hanoteau, c’est l’existence parmi eux d’une aristocratie de race. Les tribus se divisent en tribus nobles ou Ihaggaren, et tribus vassales ou tributaires, sous le nom générique d’Imk’ad… » « Cet état de choses parait remonter très-loin dans le passé, et seigneurs et vassaux ont perdu le souvenir de son origine. Les Imk’ad sont les descendants d’une nation vaincue… » « Pour assurer leurs privilèges et maintenir des inégalités sociales si contraires aux instincts naturels de leur race, les tribus nobles ont dû, dès le principe, se donner une forme de gouvernement qui permît à un chef unique de concentrer leurs forces et de réunir leurs efforts contre les tentatives d’indépendance du peuple opprimé. Aussi la constatation politique du pays est-elle une espèce de monarchie féodale dans laquelle le roi gouverne avec l’assistance et probablement aussi sous la pression des chefs des principales tribus nobles. L’autorité royale... est d’ailleurs fortement tempérée par les moeurs démocratiques qui distinguent en général la race berbère. » — Ce tableau de la situation politique des Imouchak’ ne semblet- il pas une peinture de-la constitution lacédémonienne ? « Avant le mariage, poursuit fiai: Hanoteau, les jeunes filles jouissent d’une liberté que l’on peut à juste titre qualifier d’excessive. Elles se mêlent sans contrainte à la société des hommes et ne prennent nul souci de cacher leurs préférences ou leurs amours... Ces escapades ne nuisent en rien à la. réputation des filles et ne les empêchent pas de trouver des maris. » A l’excès près, voilà une facilité de moeurs qui rappelle non-seulement les habitudes anglaises, mais aussi celles des Hellènes , parmi lesquels la jeune fille jouissait d’une liberté qu’elle perdait en se mariant. Entre les coutumes des anciens peuples, il faut en général compter au nombre des plus caractéristiques celles relatives au mariage et aux rapports sociaux de l’homme et de la femme. En ce qui concerne le mariage, je ne sais pas exactement ce qui se pratique chez les Touaregs. L’usage d’acheter la femme existe chez les Kabiles, mais il existe aussi chez les Arabes, et il n’y a donc pas de conséqueuces rigoureuses à tirer de ce rapprochement. Car si nous trouvons ce singulier contrat en vigueur parmi les Sémites-Hébreux, si dans la Bible le serviteur d’Abraham achète Rebecea à Bathuel et à Laban moyennant de très-riches présents, si Jacob achète ses deux femmes Lia et Rachel au prix de quatorze ans de travail, nous le retrouvons également parmi les Grecs d’Homère. Chez les Hellènes, avant le siége de Troie, l’époux, sans payer précisément sa fiancée, faisait au père et surtout à elle-même des dons plus ou moins considérables qui lui constituaient une dot. Climène, soeur d’Ulysse, est mariée à un habitant de Samos gui comble ses parents de dons infinis (Od., I5). Hector ne reçoit la main d’Andromaque qu’après avoir fait de grands présents à Éetion (Il., 22). « Iphidamas, dit ailleurs Homère, meurt loin de sa jeune épouse sans avoir pu lui montrer sa reconnaissance par de nombreux présents : car il ne lui a encore donné que cent boeufs; et parmi ses innombrables troupeaux de chèvres et de brebis, il avait promis d’en choisir mille (Il., 11). » Ces présents, prix de la femme elle-même, se nommaient chez les Grecs edna. La dotation de la femme indigène, achetée par le futur pour une somme débattue, est-elle autre chose que l’edna helléniques ? Lorsqu’une femme indigène est répudiée par son mari sans motif sérieux, elle garde sa dot ; si, au contraire, elle a mérité ce mépris par sa conduite, elle la restitue. Lorsque Vulcain a pris au filet Mars et Vénus. et qu’il appelle les dieux à venir rire et s’indigner : « Mon piège et mes lacs les retiendront, dit-il, jusqu’à ce que le père de Vénus m’ait rendu les riches présents d’hymen que je lui ai faits à cause de l’impudente épouse dont l’inconstance égale la beauté. » Les dieux ajoutent : « Vulcain a raison, il obtiendra l’amende due pour l’adultère (Od., liv..8). » Au livre II du même poème, au contraire, lorsque les prétendants pressent Télémaque de renvoyer Pénélope à son père : « Antiaoüs, répond le prudent fils d’Ulysse, si je renvoie ma mère de ma demeure malgré ses désirs... j’aurai la douleur de rendre à Icare de nombreux présents. » Il y a deux faits graves à constater dans cet exemple d’abord l’obligation de rendre à la femme ses présents lorsqu’on la répudie sans qu’elle ait démérité, et, en second lieu, le pouvoir qu’a le fils aîné, chef de famille, de renvoyer, même malgré elle, sa mère, à ses parents. Une femme de mon voisinage grondait son fils aîné qui lui avait dit une, injure ; le père arriva furieux et commanda au fils de battre sa mère, tant la prédominance de l’homme sur la femme est constitutive de la famille arabe. Or, Télémaque qui tout à l’heure pouvait, à sa guise, ou renvoyer sa mère, ou la marier, avait aussi autorité pour lui enjoindre publiquement de se retirer dans ses appartements. — A la brutalité près, n’est-ce pas le même sentiment ? Je terminerai ce qui me reste à dire à ce sujet en signalant un autre trait de ressemblance. Lorsque Achille donne des jeux funèbres après, la mort de Patrocle, il offre comme prix de la troisième lutte un large trépied que les Grecs estiment douze taureaux, et ensuite un bassin couvert de fleurs sculptées de la valeur d’un boeuf. Cet usage d’employer le boeuf et la vache comme valeur d’échange est commune aux Arabes. Un de nos Drid me disait un jour: « On reproche à ma femme des légèretés, mais peu m’importe ; elle fait très-bien le couscoussou, et d’ailleurs elle m’a coûté vingt-quatre vaches que j’aurais bien de la peine à ravoir. Je ne m’en déferai pas » — Iphidamas, que nous citions tout a l’heure, n’avait-il pas lui aussi acheté sa femme moyennant un nombre déterminé de têtes de bétail ? Il semblerait évidemment résulter de ces exemples que les Arabes auraient plus de points de contact avec les Grecs qu’avec les Hébreux, à l’endroit des habitudes et des conditions de l’union conjugale, telles que les a réglées le Coran. Cependant je n’hésite pas à penser que l’achat de la femme est plus Sémite qu’Aryen. Mais ce qui différencie essentiellement la société berbère de la société arabe, c’est le rôle que la femme joue dans l’une et dans l’autre. Consultons à ce sujet M. Duveyrier. Nous choisirions difficilement un meilleur guide. « Chez les Touareg, dit-il, la femme est l’égale de l’homme, si même, par certains côtés, elle n’est dans une condition meilleure. Jeune fille, elle reçoit de l’éducation. Jeune femme, elle dispose de sa main, et l’autorité paternelle n’intervient que pour prévenir des mésalliances. Dans la communauté conjugale, elle gère sa fortune personnelle, sans être jamais obligée de contribuer aux dépenses du ménage, si elle n’y consent pas... En dehors de la famille, quand la femme s’est acquis, par la rectitude de son jugement, par l’influence qu’elle exerce, sur l’opinion, une sorte de réputation, on l’admet volontiers, quoique exceptionnellement, à prendre part aux conseils de la tribu. Libre de ses actes, elle va où elle veut, sans avoir à rendre compte de sa conduite, pourvu que ses devoirs d’épouse et de mère de famille ne soient pas négligés. L’auteur des Touareg du Nord achève cette peinture par un tableau comparatif de la vie de la femme berbère et de celle de la femme arabe : d’un côté c’est la dignité de la mère de famille, de l’autre l’asservissement de l’esclave (p. 339). Plus loin, dans son chapitre intitulé Caractères distinctifs, M. Duveyrier rappelle : « Dans l’ancienne Égypte, d’après Diodore de Sicile (liv.I, ch. XX), la femme pouvait, par contrat de mariage, se réserver l’autorité sur son mari, même entre reine et roi, — l’analogie intéressante qui s’harmonise fort bien à ce que nous exposons nous-même dans ce travail, et qu’il est bon de ne pas oublier. Mais si par ce côté le courageux et érudit voyageur rapproche les Berbères des Couschites, il n’oublie pas une autre face du rôle de la femme, qui les assimile à nos Galls, ces redoutables envahisseurs que leurs femmes encourageaient au combat et animaient par des chants guerriers. « Outre leurs dispositions naturelles à la bravoure chevaleresque, les Touareg sont encore sollicités à l’héroïsme par leurs femmes, qui, dans leurs chants, dans leurs improvisations poétiques, flétrissent la lâcheté et glorifient le courage. Un Targui qui lâcherait pied devant l’ennemi et qui par sa défection compromettrait le succès de ses compagnons d’armes, ne pourrait plus reparaître au milieu des siens. Aussi est-ce sans exemple. « Entre Touareg, quand deux partis en sont venus aux mains et que l’un d’eux est battu, les vainqueurs crient aux vaincus, de ce cri sauvage qui leur est particulier : Hia, hia ! hia, hia ! Il n’y aura donc, pas de rebaza ! Le rebaza est le violon sur lequel les femmes chantent la valeur de leurs chevaliers. A la menace du silence du rebaza, les vaincus reviennent à là charge, tant est grande la crainte du jugement défavorable des femmes.» J’essayerai plus tard de démêler si ce trait d’union entre les Berbères et les Galls tient à une communauté d’origine ou au long contact des Ibères et des Celtes dans le midi de la France. Les mêmes habitudes de bienveillance qui attachaient souvent l’esclave au héros, comme le montrent Eumée et Euryclée, existaient parmi les Arabes, où il n’était pas rare d’entendre le maître appeler l’esclave : « K’ouïa ! Mon frère ! » C’est ainsi que Télémaque appelle Eumée. M. Duveyrier constate que le même sentiment a persisté chez les Berbères. « Là, presque tous les Touareg nobles et riches, ditil, ont des esclaves nègres du Soudan amenés par des caravanes, et aujourd’hui vendus à vil prix dans le pays ; quelques serfs en possèdent aussi... L’esclavage, chez les Touareg comme chez tous les peuples musulmans, est très-doux et n’a rien de commun avec le travail forcé des colonies. Dans la famille musulmane, l’esclave est traité par son maître avec les plus grands égards, et il n’est pas rare de voir l’esclave se considérer comme un des enfants de la maison. » V De tous les rapprochements qui relient nos Arabes algériens à l’antiquité orientale, le plus remarquable, c’est l’identité de leur musique avec la musique grecque ; identité qui ne peut provenir chez deux races différentes que de leur long contact ou de leur communauté d’origine. Cent fois, dans les cafés maures, sur les marchés, près des marabouts, j’avais entendu chanter des airs indigènes, et j’avais essayé d’en noter plusieurs. Mais l’absence de tonalité, au moins de celle à laquelle mon oreille est accoutumée, me gênait et m’arrêtait. Ces mélodies, très-variées d’ailleurs, ne reposaient évidemment pas sur notre système musical. Tantôt les voix des chanteurs accentuaient des phrases nettement rythmées, mais sans cadences harmoniques; tantôt elles se traînaient mollement, enharmoniquement, d’un intervalle à un autre fort élevé ; mais il était aisé de reconnaître que ces enjolivements étaient comme des échappées en dehors du chant, qui se renfermait toujours dans une gamme plus restreinte que la nôtre. Lorsque des instruments soit à cordes, soit à vent, jouaient parallèlement à ce chant, ils se livraient de leur côté à des écarts d’une entière indépendance. Parfois; il est vrai, ils répétaient simplement le motif du chant ; mais le plus souvent, ils battaient des trilles effrénés, se perdaient dans des traits capricieux, jetaient au hasard des roulades et des séries de notes glissées. Tout cela n’approchait pas plus d’un accompagnement harmonique que ne le ferait le ramage de plusieurs oiseaux roucoulant au printemps, dans un même bocage, chacun selon son espèce. Il y avait cependant à ce chant un accompagnement véritable ; c’était celui d’instruments à percussion, à sons mats et neutres ; c’était un frappement de tambour, un battement de mains continu, marquant le rythme avec nuances de temps forts et faibles. Ainsi s’accompagnaientles Égyptiens qui, se rendant à Bubaste, remontaient le Nil en chantant (Her., II, 60). A force d’écouter, il devint évident pour moi que cette musique bizarre, folle en apparence, et qui cependant passionnait vivement les auditeurs, était soeur de la musique grecque et de notre ancien plain-chant, qui, non plus qu’elle, ne connaissaient l’harmonie et avaient pour base, non la gamme diatonique déterminée par Guy d’Arezzo, mais tous les modes enfantés par les divers tétracordes et hexacordes de la mélopée antique. Les instruments eux-mêmes en usage parmi les Arabes, rappellent exactement ceux de la Grèce, del’Égypte et de la Judée. La cithare hellénique, mentionnée par Homère dans l’hymne a Mercure, ne diffère pas de la kithara on kouitra arabe. La djouah ou flûte en roseau est le monaulos ou la flûte à trois trous des anciens. Le Thar, – dof des Hébreux — et le bendir, le derbouka, l’atambor, l’atabal, tambours divers avec ou sans supports creux, avec ou sans anneaux de métal, se retrouvent dans les peintures antiques. Le fifre arabe est la tibia gingrina des Latins. Le kanoun rappelle la harpe de David et le kinnira grec ; c’est un perfectionnement de la lyre et du psaltérion, un premier essai da clavecin. Lorsqu’en 1863 M. Salvator Daniel eut été reçu membre de notre Académie d’Hippone, je lui touchai quelques mots de ces observations recueillies depuis mon arrivée en Afrique et des conclusions que j’en tirais ; il m’envoya en réponse une brochure qu’il venait de publier sons le titre de : La musique arabe et ses rapports avec la musique grecque et le chant grégorien. En effet, M. Daniel son-seulement admettait l’analogie des deux systèmes musicaux, mais il en prouvait l’identité en rapprochant des modes grecs anciens au moins les huit premiers modes arabes, ayant pour base des tétracordes pris dans notre gamme sans déplacement des demi-tons. Ainsi pour lui le mode dorien des Grecs, premier ton du plain-chant grégorien, est exactement le mode irak, premier mode de la musique arabe. Le lydien, troisième ton du plain-chant, correspond au deuxième mode arabe, le mode mizmoun ; etc.(1). Donc plus d’hésitation possible. L’antique mélopée, dont nous ne connaissions guère que la théorie, se retrouve vivante dans le chant et l’instrumentation indigènes. Voilà un rapprochement complet et tout autrement significatif que ceux signalés jusqu’ici. Nous verrons tout à l’heure quelle portée il faut lui attribuer. VI. Quant aux Phéniciens et à leur colonie panique, sauf probablement l’usage de l’écriture, ils ont peu appris aux ____________________ (1) Voici, d’après K. Daniel, le tableau établissant les relations des huit modes arabes, avec ceux des Grecs et ceux du plain-chant. Arabes. grecs. 1er mode. irak, dorien, 1er ton. 2e mode. mizmoun, lydien, 3e ton. 3e mode. edzeil, phrygien, 5e ton. 4e mode. djorka, éolien, 7e ton. 5e mode. I’saïn, hyperdorien, 2° ton. 6° mode. saïka , hyperlydien, 4e ton. 7e mode. meïa, hyperphrygien, 6° ton. 8e mode. rasd-edzeil, hyper-mixo-lydien, 8° ton. Plain-chant. Berbères ; et cela se conçoit. Essentiellement trafiquants, ils ne cherchaient pas à faire l’éducation de leurs voisins; leurs établissements étaient des comptoirs de commerce, et leurs voisins indigènes n’étaient pour eux que des producteurs ou des ouvriers. Seulement sur les marchés phéniciens venaient aussi sans doute d’autres peuples de l’Asie-Mineure ou de l’Asie euphratique. A ces touristes lidyens ou araméens, j’attribuerais volontiers les moeurs des Ouled-Nayl. On sait, en ‘effet, que cette tribu a gardé la même facilité de moeurs qu’Hérodote prête aux femmes de Babylone et de Sardes, et je crois qu’elle y procède du même principe : l’intérêt commercial. Car, selon moi, l’obligation imposée aux femmes, à Babylone et dans d’autres villes asiatiques, de recevoir au moins une fois en leur vie les étrangers de passage, avait pour raison de déterminer les grandes caravanes de l’Inde à suivre de préférence telle ou telle route et à stationner là où leur était assuré un si bienveillant accueil. VII Mais quelle qu’ait été sur nos indigènes l’influence des races que je viens de nommer, il y a chez eux certaines coutumes et surtout certaine traits de visage qui viennent d’au delà. Pour atteindre ce fond sur lequel ont broché les Hellènes et les autres envahisseurs de l’Afrique, je pensequ’il faut remonter jusqu’à l’Égypte. Hérodote nous dit positivement que les Libyens, lesAmmonéens du moins, étaient des colons de l’Égypte et de l’Etiopie (Eut. 42). En fût-il autrement, on trouverait encore une explication suffisante des analogies que je suppose, dans les migrations égyptiennes qui ont en lieu sons les hyksos. Car il est constant qu’après l’invasion des rois pasteurs, les habitants du Delta, traversant la Lybie, vinrent s’établir sur les plages et dans les montagnes situées à l’ouest de la Syrte, et cela en nombre si considérable, que ces rois, effrayés du dépeuplement de la Basse-Egypte, défendirent l’émigration sous des peines sévères et firent garder la frontière libyenne. Or Hérodote, qui a une notion géographiquement exacte de notre Algérie, explique fort bien « qu’à l’occident du fleuve Triton, après les Auses, la Libye appartient à des laboureurs qu’on nomme Maxyes. » Il ajoute : « que la partie orientale de la Libye, celle que les Nomades habitent, est basse et sablonneuse jusqu’au Triton. Mais que celle au delà de ce fleuve, au couchant, séjour des laboureurs, est montagneuse, couverte de forts et hantée de bêtes fauves ( Melp.,191). » C’est, selon moi, à ce riche pays de culture, à ces Maxyes laboureurs et hospitaliers, que les émigrants égyptiens ont dû venir demander asile. Et — fait digne de remarque ! — ils auraient apporté dans nos contrées, outre leurs usages héréditaires, quelques-uns de ceux des Nomades parmi lesquels ils étaient contraints de stationner durant leur long pèlerinage. Ainsi ils auraient emprunté aux Adymarchides les anneaux de métal que leurs femmes portaient autour de chaque jambe ; aux Nasamons l’usage de récolter les sauterelles, de les sécher au soleil et de les conserver dans des peaux de bouc ; aux Maces les coiffures et les djébiras couverts de peaux d’autruche, et l’habitude de tatouer tes enfants au front et au visage. Quant à la coutume de se teindre le corps avec du henné, elle existait déjà chez les Maxyes (Her., Melp., 168, 171, 172, 191, etc.). Mentionnons en passant que ces Maxyes, d’après l’illustre Halicarnassien, se prétendaient issus des Troyens, (Melp., 197) ; rapport de plus de nos aborigènes avec l’orient de la Méditerranée. VIII. On se demandera probablement pourquoi, citant les différentes nations qui ont laissé parmi nous des marques de leurs relations commerciales ou de leur invasion à main armée, je n’ai pas encore parlé des derniers venus, des Arabes, qui cependant ont imposé leur nom à la moitié de nos indigènes ? C’est que les usages de provenance arabe, purement religieux, sont communs à tous les musulmans. Encore y a-t-il à noter cette singularité que presque tousviennent originairement de l’Égypte. Exemples : «Les Égyptiens pratiquaient la circoncision, ils écrivaient de droite à gauche, ils se layaient à l’eau fraîche deux fois par jour et deux fois par nuit. Ils regardaient le porc comme impur. Les homes s’y accroupissaient pour uriner ; enfin leurs voisins les Maces se coupaient la chevelure et ne laissaient pousser qu’une touffe au milieu de la tête, se tondant tout alentour jusqu’à la peau (Her., Eut., 35. Melp., 175). Autant de coutumes sanctionnées par le Koran. De l’ensemble de ces documents, ne ressort-il pas manifestement que les indigènes algériens, au moins ceux de notre province, doivent à l’Hellénie et à L’Égypte, directement ou indirectement, la plupart de leurs usages ? 33 A la suite des passages appartenant au livre d’Euterpe, et que je viens de citer, Hérodote dit : «Les autres hommes vivent séparés des bêtes, tandis que les Égyptiens vivent pèle-mêle avec elles.» — Il suffit d’entrer, ici, le soir, dans une tente ou dans un gourbi, pour s’assurer que nos indigènes sont encore tout à fait Égyptiens sous ce rapport. J’ai parlé des traits du visage. Ce serait folie assurément de prétendre qu’une nation aussi souvent conquise et remaniée que celle de nos indigènes, puisse présenter un type uniforme. Il n’en est rien. On y rencontre à côté de têtes évidemment sémites au long nez droit et aigu, aux larges paupières, des figures septentrionales, blanches et roses de peau, aux yeux bleus, aux cheveux blonds, et vingt autres modifications qui accusent des mélanges infinis. Mais parmi ces types, il en est un que je vois fréquemment sous nos tentes et qui me frappe toujours par son étrangeté ; en voici les principaux caractères : face plutôt carrée qu’oblongue ; lèvres grosses et rebordées sur bouche moyenne, petite même parfois ; nez légèrement aplati et narines ouvertes ; peau douce, mate, unicolore ; pommettes plus ou moins saillantes ; menton arrondi ; yeux noirs, veloutés, grands, bien fendus, voluptueux et doux chez les femmes surtout, et dont la paupière supérieure trace en se repliant une ligne exactement parallèle à la frange des cils. N’est-ce pas là le type que l’on retrouve à peu près constamment sur les boites à momies, l’ancien type égyptien par conséquent(1) ? ____________________ (1) Ces observations, il est vrai, portent surtout sur des gens des environs de Bône; mais Il ne faut pas oublier que les principales tribus berbères ont laissé des spécimens de leur, race autour ils notre vieille Hippo-Regia. — Leurs deux plus glorieuses familles, les Enfin le livre de Melpomène, dans lequel j’ai si largement puisé, renferme un document curieux qui prouva que si les Libyens ont emprunté aux Grecs, les Grecs ont aussi emprunté aux Libyens ; d’où je conclus que la civilisation relative de ceux-ci était déjà formatée à l’arrivée des derniers. Lorsque Hérodote parle du combat que les jeunes filles auses se livraient le jour de la fête de Minerve sur les bords du lac Triton, il se demande : « Quel était le costume de ces vierges avant que les Auses n’eussent pour voisins les Grecs ? Je ne puis le dire; mais je présume qu’on les parait d’armes égyptiennes; car je crois à quele casque et le bouclier sont venus d’Égypte en Grèce. D’après les Auses, Minerve est fille de Neptune et de Tritonis. Elle eut sujet de se plaindre de son père et se donna d’elle-même à Jupiter qui l’adopta . (Melp., 180)(1) ; » et plus bas (189) : « Les Grecs ont pris des femmes libyennes le costume et l’égide de Miner
vieux et ennuyeux
J'ai aperçu un silence et une confiance
Au coucher de la mort....et de la certitude
Je croie que je me suis levé d'un noir obscure
Trés inquiétant....
Mais je ne suis pas mort...
Je suis encore en vie....malgrés ce silence pesant
Je t'imagine ...t'attend...que tu viennes
Avec un petit bateau de papier
Tu t'approches vers moi avec calme et prudence
Peur d'un marocain étranger......
Au cours de ce noir et ce silence si long
J'ai senti coulé mon sang chaud
Qui circule trés vite dans mais vaine et me fait mal...
Des choses bizarres que je ne comprend pas encore
Mais que j'aperçois et je me demande
Quelques questions de la durée de ce temps ?
La perte de la vie
Et que me reste t'il encore à vivre
Dans ce temps malin qui court à toute allure
Profond et lointains
Avec toutes mes imaginations normales et hors du commun
Physique et métaphysique de ce temps
Qui n'est pas le mien
Chaleur de mes yeux qui veille....
Froid dans mes mains et mes pieds
Qui ne chauffe jamais !
Et des heures d'un malheure....
Et de confidences devant un noir intense et silencieux
Ennuyeux avec une petite étoille qui brille...............
ET puis elle m a
repondu
je sens que tu me
cache quelques choses
comme quoi ?
je ne sais pas
elle:c'est juste un soupçon
j'ai dit:moi je ne soupçonne pas
elle:ca c'est une philosophie
j ai dit:c est quoi la philosophie
elle:dire quelques choses et son contraire
j'ai dit:comme quoi ?
elle:c'est comme si tu veus convaincre un fou
j'ai dit:et comment convaincre un fou
elle:avec la réalité
j'ai dit:et comment je réalise ?
elle:que tu présente des preuves et des justifications
j ai dit:et je raméne ou les preuves et les justifications
elle:avec la raison
j'ai dit:la raison part et revient et déraille quelques temps
elle:on la remet à sa place
j'ai dit c'est quoi le probléme ?
elle:c'est le comment
j'ai dit:toi tu penses que tu as toujours raison !
elle:et toi tu resent toujours avec ton coeur
j'ai dit:et c'est quoi le plus sur ?
elle:chaqu'uncompléte l'autre.....................................................................................................
Est ce que je suis heureux ou malheureux ????
Ou bien j'ai envie de revoir ma vie !
Ce souvient de mes souvenirs et de mes plus beaux jours
Moi je ne sais pas est-ce que je suis faché ou bien
Y-a-t'il des petites larmes dans mes yeux ?
Moi je ne sais pas ????
Est-ce que j'exciste ou bien je suis oublier,dans un corps d'un autre animal
Est-ce la souffrance? Est-ce que je suis condanné ?
Pour elle........
Est-ce que c'est le bonheur ,Est-ce que je suis heureux ?
Mais moi mon reve est mort dans mon monde imaginaire
Ai-je le droit de penser à toi ?...a toi mes souvenirs,mon bon vieux temps
A toi mes dangers et mes aventures
A vous tous les noms et prénoms .....qu ont a partager
Un regard,un passer,un malheure,un destin...et puis le silence
Quel fraicheur,quel froid qui circule dans mon sang
Qui croise mon cerveau et
coule dans mon coeur glacé
Et de penser à tous mes souvenirs de cette vie qui m a tout pris
Et de ce temps qui m'a jetter dans le vent
Vers un destin.....................................
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